À Rouen, une étude prépare une carte commune des eaux pluviales
La Métropole prépare une même carte de gestion des eaux pluviales pour ses 71 communes. L’étude, attribuée le 30 juillet aux bureaux Setec Hydratec et Safege, doit réunir les données déjà disponibles, étudier les secteurs qui ne le sont pas encore et aboutir à un zonage commun, selon laclepublique.fr.
Le marché prévoit quatre étapes : mettre à jour les études et projets de travaux existants, compléter les territoires non couverts, rendre les données cohérentes à l’échelle métropolitaine, puis rédiger un zonage des eaux pluviales et des propositions de règlement. La consultation envisageait 24 mois de travail. Le marché doit courir jusqu’à la validation du dernier rapport.
Des règles aujourd’hui variables selon les communes
La Métropole constatait, lors de l’élaboration du PLUi approuvé en 2020, que les informations différaient fortement d’une commune à l’autre. À Saint-Aubin-Celloville, plusieurs documents étaient disponibles, dont un schéma des eaux pluviales de 2018. À Notre-Dame-de-Bondeville, aucun schéma de ce type n’était alors recensé. Le nouveau marché indique que certains territoires restent encore à étudier en 2026, sans les identifier.
Cette harmonisation aura des effets concrets pour les futurs aménagements. Lorsqu’un schéma directeur existe, les rejets d’eau doivent respecter les débits qu’il fixe. Certains secteurs peuvent aussi interdire tout rejet. Sans schéma, le règlement métropolitain prévoit notamment une limite de 2 litres par seconde et par hectare aménagé vers un exutoire, ou 10 litres en cas de rejet direct dans la Seine. L’infiltration de l’eau sur place reste privilégiée quand elle est possible.
Limiter le ruissellement à la source
Le futur schéma devra déterminer, selon les secteurs, où l’eau peut pénétrer dans le sol, où elle doit être stockée pour ralentir son évacuation et où des ouvrages seront nécessaires. Il doit aussi encadrer les aménagements afin de maîtriser l’imperméabilisation des sols et les débits de ruissellement.
L’offre retenue est chiffrée à 309 810 euros HT dans un devis estimatif non contractuel, contre une estimation initiale de 359 600 euros HT. L’étude porte sur l’eau tombant sur les toitures, les rues, les parkings et les terrains à bâtir, et non sur les débordements de la Seine.
Source : laclepublique.fr
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